Délinéation

De Perligence
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Il semble que le cerveau soit perdu face au retrait de la circonstance temps (passage en temps présent) si celle-ci n'est pas remplacée par une autre circonstance de puissance intellectuelle équivalente (c'est à dire capable d'interlier l'ensemble des informations entre elles au sein d'un savoir). Aristote a introduit une telle circonstanciation avec la catégorisation sur laquelle il a bâti sa logique.

Nous ferons ici l'hypothèse d'identifier la généralisation et la banalisation quotidienne de ce concept comme étant la délinéation. La catégorisation vient du grec "accuser". C'est accuser quelque chose à travers l'un de ses attributs, une sorte de "class action" mentale qui permet

  • de réunir des attendus (prémisses),
  • de regrouper ses idées à son seul sujet (principe du tiers exclu, pour ne pas être partie à l'action)
  • et de déposer des "conclusions" à son sujet.

Cette catégorisation est donc subjective à l'"accusateur".

Notre besoin est universel (pour des processeurs naturels ou artificiels autonomes) : il ne doit donc pas être lié au processus mais être objectif à la chose considérée en s'en tenant à sa délimitation propre. Cela veut dire la délinéer, en tracer - ou mieux : en reconnaître - le contour. Et donc ses mitoyennetés, ses interligences, etc. : son contexte (agora), ses règles propres (agorarchie), le corps des lois qui s'y appliquent (agorique) et dans le cadre de quelle gouvernance.

Nous appellerons :

  • "délineat" l'intérieur du contour d'une délinéation.
  • "annotat" les ajouts que l'on fait ou réunit soi-même au contenu d'un délinéat : les métadonnées.
  • "interlat" l'interligence (interne [endotème], périphérique [peritème], externe [exotème]) de ce contenu [système] :